bi-portrait Jean-Yves
avec Jean-Yves Robert et Mickaël Phelippeau.

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bi-portrait Jean-Yves © Mickaël Phelippeau                                    © Aldo Abbinante


- Mickaël : « (…) tu as l'habitude de te montrer comme ça en public ? »
- Jean-Yves : « Non ! En général je suis debout, sur mes deux pieds et face aux gens ! »


Le rapport au corps n'est jamais désincarné. Banalité si l'on ne se souvient pas de la profession qu'exerce Jean-Yves. Des postures en référence à la liturgie existent simplement - croix des deux corps lors d'une succession de roulades par exemple. Mais c'est à la croisée, pas de doutes, que la rencontre s'opère, balance constante entre les deux hommes. Impossible de décrire l'émaillage que Mickaël Phelippeau a réussi, dans les dialogues et dans les corps, à réaliser. D'émouvantes surprises à chaque instant. Et le temps fait son œuvre : la réflexion s'ancre dans le rapport à ce qu'être face, ce que portent les codes de la représentation (…). Détourner les codes, sans grotesque, ni ceux de la danse, ni ceux, nombreux, de l'espace de célébration catholique. L'espace scénique devient aussi, peut-être, ce coin des bi-portraits photographiques - mais verso côté Mickaël Phelippeau (…). Finalement des clés simples, traduisant une compréhension effective de qui a été invité et du lieu où la restitution s'opère. Ouvrant au sensible - si difficile à rendre en mots quand palpable face à face. - Anne Kawala, juillet 2008


bi-portrait Jean-Yves part d’une démarche photographique, le bi-portrait, conçue comme prétexte à la rencontre. Le bi-portrait photographique se compose:
- d'un premier portrait vertical (du/de la bi-portraituré/e, soit le/la rencontré/e) : à cette personne, faire porter une tenue qui m’appartient, toujours la même : chemise coton jaune, pantalon polyester et bottines cuir.
- d'un second portrait vertical (du bi-portraitiste, soit moi-même) : revêtir pour ma part l’uniforme que ces personnes me proposent, panoplies de travail parfois marquées, parfois civiles. Me mettre dans la peau de, pure fiction le temps de, dans le contexte de.

Lorsque j’ai entamé le bi-portrait, il était question de reconversions possibles. L’habit et le cadre font le moine me suis-je dit. Au fur et à mesure, j’ai déplacé l’intérêt de cette démarche vers une rencontre réelle, j’entends par « réelle » un temps et une dimension au-delà de l’effectuation du portrait. C’est en cela que je parle de démarche, la finalité étant en perpétuelle relecture. Il n'existe pas une monstration a priori cristallisant le bi-portrait. Dès lors, c’est à partir de ce point de recherche que je tente une transposition de ces portraits photographiques dans une forme spectaculaire. bi-portraiturer live, ce serait, le temps d'une performance, faire état d'une rencontre ou de ce qu'elle aurait pu être à travers une suite de mises en situation. Ces différents contextes, convoquant des dimensions à la fois factuelles et fictives, permettent alors l'émergence de problématiques propres à la représentation de l'individu. Avec le souvenir d'avoir un jour voulu être moine, j'invite Jean-Yves, curé de Bègles, rencontré le 11 juin 2007 qui m’a lui-même accueilli en résidence à la maison paroissiale en novembre 2007. - Mickaël Phelippeau


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